Nouveaux risques chimiques et implications en anesthésie réanimation

Auteur : D baker

Samu 75

1 - Depuis l'action terroriste sur le World trade Center à New York, dans la population générale, l'inquiétude grandit sur le risque d'actions terroristes utilisant des agents chimiques ou biologiques. Cette inquiétude a encore été accrue par l'évocation constante par les médias « d'armes de destruction massive », terme utilisé depuis la guerre froide pour décrire les agents chimiques, biologiques, et nucléaires. Cependant ce terme est utilisé sans qu'aucune analyse critique concernant la réalité de la toxicité d'un point de vue médical n'ait été objectivée.

2 - néanmoins, une attaque terroriste par une armée chimique et parfaitement réalisable et pourrait générer un grand nombre de victimes. Les attaques antérieures ont permis de mettre en évidence le faible nombre de victimes gravement atteintes.

3 - les structures de soins, près-hospitalières et hospitalières, sont la véritable cible du bio terrorisme. L'afflux inopinée de victimes et la transmissibilité de l'agent peut conduire à une dégradation et à une paralysie du système de soins.

4 - le systèmes prè- hospitalier français des SAMU et des SMUR permet une réponse médicalisée et un triage des patients sur les lieux. Ce système permet une prise en charge précoce des patients et participes à la protection des structures de soins (hommes et matériels).

5 - la réponse aux risques chimiques est basée sur l'identification du toxique. Parfois difficile à résoudre, elle impose la protection cutanée et respiratoire des personnels et la décontaminations systématiques de victimes.

6 - En zone de danger, seul un personnel équipé et entraîné évacue les victimes vers un point de rassemblement en vue de la décontamination. Après décontamination, les victimes sont identifiées et mises en condition au PMA. Après une préparation préalable, les équipes de secours doivent être capables de faire face à cette éventualité.

7 - Ll'information et la formation sur le risque chimique en milieu urbain sont indispensables. Elles permettent d'obtenir un diagnostic précis et la mise en oeuvre des moyens de protection et de décontamination limitant ainsi la propagation du risque.

8 - Grâce à leur connaissance en pharmacologie et en technique ventilatoire, les anesthésistes réanimateurs ont un rôle clé dans la gestion des brûlures toxiques, soit en pré-hospitalier, soit en hospitalier (urgence, soins intensifs où réanimation).